
Le Propos
“Quels sont les facteurs qui déterminent le fait que l’on existe?“, voilà l’essence du texte, la terre où il prend racine. De cette question, grandissent les ramifications du propos: solitude, isolement, cruauté, silence, besoin des autres, réflexion sur le sens d’une existence… Le clochard matérialise ces thèmes en prenant la parole, parole qui se veut acte de résistance, acte de résistance par le refus de cautionner la dégradation des rapports humains.
Le personnage est une allégorie, une métaphore, il est la parole de la misère et de la solitude. Cette parole, qu’il développe, peut-être la parole de chacun, s’il se pose la question du sens de son existence, question qui ne peut engendrer que des hypothèses, des doutes.
Lorsque nous sommes actifs, les questions sont élidées parce que notre esprit est accaparé par “l’activité“ même, mais arrêtons-nous une seconde et regardons notre condition, et très vite elle prend un caractère absurde. S’interroger, c’est mettre en péril des fondements, des fondations, c’est prendre le risque de détruire et de devoir recommencer à construire. Les questions, par leur éventuel caractère obsessionnel, peuvent mener au chaos, et c’est dans ce chaos, ce néant, qu’évolue le clochard, comme un nomade égaré dans le désert de l’existence. Il cherche, comme en se parlant à lui-même, il gratte, croit trouver, se rétracte, constatant sans cesse qu’il n’a pas de certitudes, mais uniquement des interrogations.
Il se bat contre l’absurdité de l’individualisme, idéologie contemporaine constamment prônée; contre le nihilisme de la communauté, vivre ensemble mais seul ; contre la non–reconnaissance du besoin des autres, essentiel à l’équilibre de chacun. Il tourne ces armes contre ces absurdités, essayant de comprendre quels parasites distancient peu à peu les hommes et finissent par les isoler.
Ce texte est une tentative contemporaine de prise de parole et de réflexion sur les rapports humains dans notre civilisation occidentale. Le personnage en témoigne. Il questionne et déduit par sous-entendus que nous sommes tous clochards, non par l’apparence, mais dans le rapport aux autres. Ses mots sont clairs: la misère est partout, “chacun avec son amas d’ordures, de luxe ou de détritus“, car les maux qui le pourchassent ne sont rien de plus que les maux d’une civilisation qui s’égare dans des extrêmes.
Le personnage est une allégorie, une métaphore, il est la parole de la misère et de la solitude. Cette parole, qu’il développe, peut-être la parole de chacun, s’il se pose la question du sens de son existence, question qui ne peut engendrer que des hypothèses, des doutes.
Lorsque nous sommes actifs, les questions sont élidées parce que notre esprit est accaparé par “l’activité“ même, mais arrêtons-nous une seconde et regardons notre condition, et très vite elle prend un caractère absurde. S’interroger, c’est mettre en péril des fondements, des fondations, c’est prendre le risque de détruire et de devoir recommencer à construire. Les questions, par leur éventuel caractère obsessionnel, peuvent mener au chaos, et c’est dans ce chaos, ce néant, qu’évolue le clochard, comme un nomade égaré dans le désert de l’existence. Il cherche, comme en se parlant à lui-même, il gratte, croit trouver, se rétracte, constatant sans cesse qu’il n’a pas de certitudes, mais uniquement des interrogations.
Il se bat contre l’absurdité de l’individualisme, idéologie contemporaine constamment prônée; contre le nihilisme de la communauté, vivre ensemble mais seul ; contre la non–reconnaissance du besoin des autres, essentiel à l’équilibre de chacun. Il tourne ces armes contre ces absurdités, essayant de comprendre quels parasites distancient peu à peu les hommes et finissent par les isoler.
Ce texte est une tentative contemporaine de prise de parole et de réflexion sur les rapports humains dans notre civilisation occidentale. Le personnage en témoigne. Il questionne et déduit par sous-entendus que nous sommes tous clochards, non par l’apparence, mais dans le rapport aux autres. Ses mots sont clairs: la misère est partout, “chacun avec son amas d’ordures, de luxe ou de détritus“, car les maux qui le pourchassent ne sont rien de plus que les maux d’une civilisation qui s’égare dans des extrêmes.
